Une bougie

Cela n’aura pas echappe a certains d’entre vous, le premier anniversaire de mon arrivee au Japon s’est perdu dans le long silence dans lequel est tombe le blog depuis un peu plus d’un mois…

Ca fait donc un an, que je resumerais en deux mots : "super experiences". Malheureusement, on ne peut pas en dire autant de mon arrivee a Tohoku (dans le Tohoku ?), d’ou mon silence prolonge. J’ai remarque que quelquefois, il vaut mieux se taire que d’egrenner un longue litanie de plaintes… Sachez donc simplement que si Sendai representait mon premier contact avec le Japon, j’aurais surement deteste ce pays. Ce n’est pas peu dire, car je crois quand meme avoir un peu voyage, eu quelques moments difficiles et tout et tout  ! Mais Sendai me sort par les yeux depuis le tout premier jour. Je sais que certains etrangers aiment bien cette ville, et que certains Japonais font de leur mieux pour accueillir les immigres chaleureusement : disons donc que je n’ai pas eu de chance durant ce premier mois et demi.

Heureusement, j’ai commence a demenager (encore) depuis la semaine derniere, pas pour changer de ville (bien dommage) mais pour changer d’appart : j’echange le vieux dortoir glacial et les douches communes crados pour un sympathique petit bout de maison un peu moins loin de mes activites academiques. Apres avoir evite a grand’peine les ghettos d’expatries, extremement bon marche mais insalubres et loin de tout, j’ai pu trouver un coin ou vivent quelques Japonais. Je n’ai rien contre mes confreres etrangers, mais etre systematiquement parque dans le "coin special etrangers", ca commencait a bien faire ! Franchement, a quoi ca rime de faire un "dortoir universitaire special non-japonais", un bout de labo "special non-japonais" etc ? Si je voulais fuir les contacts avec les autochtones j’aurais commence par rester chez moi, enfin il me semble. La question serait plutot qui fuit qui, mais chuuut !

Bref, vous l’aurez compris, je me languis de Tokyo. Faites que ces deux ans a Sendai passent tres vite et que je revienne a la civillisation, la ou on depasse 10°C a l’approche du mois de Juin. Comment ca "rien a voir" ?!  D’accord : " …la civillisation, la ou IKEA et McDo livrent a domicile".

Voila donc pour les activites domestiques, mais qu’en est-il de l’universite, du labo, des cours ? Et bien disons que tout va treeees leeeeentement. Me croiriez vous si je vous disais que j’en suis exactement au meme point maintentant qu’il y a un mois et demi ? Je veux dire par la, que je ne sais rien de plus de l’ecole ou de mon futur sujet de recherche que si j’avais passe mon temps a hiberner. Ah misere, rendez moi mon labo chez Honda, avec ses joyeux chercheurs, ses dejeuners conviviaux et ses millions de projets en cours ! Mon royaume pour une occupation ! Mon compte en banque pour une conversation en japonais !

C est bientot la rentree !

Aujourd’hui, c’est mon dernier jour de boulot, et j’entre a l’universite de Tohoku le 1er Avril…

En consequence de quoi, mon boss nous a paye un dejeuner a la cantine des VIP, avec table reservee et vue plongeante sur les cerisiers en fleurs. J’ai aussi eu droit a des cadeaux de la part de mes collegues, y compris quelqu’un a qui je n’avais litteralement jamais adresse la parole. Pour finir, ce soir j’ai droit a ma fete d’adieu, avec projection de films sur le mur du salon d’un collegue.

Oh, et ai-je precise que l’entreprise me rembourse mon billet de Shinkansen Tokyo-Tohoku ? C’est a dire qu’ils payent les frais de deplacement d’une ex-stagiare qui quitte l’entreprise. Pas mal non ?

Sans oublier que mon desormais ex-boss est en train de se plier en quatre pour qu’une universite (avec laquelle je n’ai aucun lien*) paye mes frais d’inscription, de logement et de deplacement pour participer a une conference qui aura lieu a Tokyo en Septembre.  Il s’agit d’une conference internationale de robotique pour laquelle j’ai soumis un "papier" (un article scientifique) base sur le travail de recherche que j ai realise durant mon stage. Si le papier est accepte, je vais devoir en faire une presentation de 15mn (devant, je suppose, un public de grands pontes du domaine que touche mon papier (mais chut, c’est secret)). Oh, et je suis egalement vaguement candidate a l’ "Award of the best student paper". Pas mal pour une petite stagiaire qui n’est actuellement ni etudiante, ni chercheur, non ? Surtout que mon stage n’etait pas cense contenir de partie "recherche". Heureusement, mon boss ne m’a jamais traitee comme une stagiaire: il a toujours mis l’accent sur l’independance ("It’s your choice !"), a toujours mis un maximun de moyens a ma disposition (= acheter plein de nouveau matos) et m’a traitee comme les autres etudiants-chercheurs. Et je m’en suis pas trop mal sortie ! (ouais, je m’auto-congratule). Je suis donc officiellement enregistree a l’ IEEE Robotics and Automation Society en tant que membre de Honda Research Institute (en fait n’importe qui peut s’inscrire, mais je trouve que ca en jette comme titre, quand meme !).

Il ne manquerait plus que mon professeur de mon nouveau labo a Tohoku m’autorise a continuer a bosser chez Honda, et la vie serait parfaite ! Il y a peu de chance que ca arrive, car les deux organismes n’ont pas du tout le meme sujet de recherche. Mais il y a quand meme une petite probabilite, car cela se fait couramment au Japon de laisser les etudiants-chercheurs gagner leur croute en bossant dans un labo d’entreprise, et apparemment mon boss de chez Honda ne serait pas specialement contre…

Sur ce, je m’en vais vider mon box et encartonner ma vie Tokyoite pour l’envoyer a Tohoku par la poste.

Vide poche #4

Salut les gens,

J’ai du me tenir loin de l’internet recreatif durant un moment pour cause de surcharge de boulot, additionné d’un zeste de démarches administratives en vue de mon entree a l’université, sans oublier les 10 "farewell parties" organisées à l’occasion de mon dernier mois à Tokyo. Bref, quelques passionnantes et exténuantes semaines !

Commençons donc sans tarder avec ceci :

credit : Rocky Cameras

credit : Rocky Cameras

Ensign Selfix 20 de son petit nom, c’est un appareil photo argentique se nourrissant de film 120mm. Il date des années 1930, et c’est un original. Quel rapport avec ce blog ? Et bien c’était mon auto-cadeau de Noël de l’an dernier, acquis pour la faramineuse somme de 15€ grâce à la magie d’internet. J’ai enfin eu l’occasion de le tester lors d’une journée à Yokohama (ville portuaire au Sud de Tokyo, dont j’ai déjà parlé ici).
Mais laissez moi d’abord souligner que la dernière fois que j’ai touché un appareil argentique, c’était euh… OK, je n’en sais fichtrement rien, mais c’était sûrement avant le déluge. Le fait que je n’aie donc aucune expérience, ajouté à l’âge vénérable de l’engin et à l’absence de tout ce qui fait un appareil photo de nos jours (un viseur, un écran, la possibilité de recommencer et une vague idée de ce qu’on est en train de faire) me permet de vous présenter cette galerie en exculsivité mondiale (cliquez sur une photo pour lancer la galerie) :

Oui, mon 120mm n’a que 8 photos par pellicule… D’ailleurs je me dois de créditer mon amie Megumi pour l’une des photos, même si je ne me souviens plus laquelle. Si vous êtes interessés par les vieilles photos, voilà une galerie de rares photos couleur des années 30-40 aux Etats-Unis : http://www.flickr.com/photos/library_of_congress/sets/72157603671370361/

La journée à Yokohama a été marquée par un temps magnifique et venteux, une soupe aux pois sucrés et un sac de marrons chauds.

Vous vous en souvenez peut-être, cette semaine c’était le White Day : j’ai recu des gâteaux, des chocolats et des biscuits de la part de mes chefs, hu hu hu… et rien de la part de mes deux autres collègues (y compris monsieur Luxe, que de goujaterie !). Mais soyons honnêtes : etant donné le branle bas de combat au bureau ces derniers jours, ce serait de très mauvaise foi de ma part de blâmer qui que soit pour avoir oublié.

Continuons avec l’évènement de la semaine dernière :

Ume

C’était la pleine floraison des pruniers dans ma prefecture, l’occasion de randonner avec mon ex-patron.


Ce qui met en évidence un fait peu médiatisé lorsqu’on parle de l’image d’Epinal du Japon, les cerisiers en fleurs : oui, il y a des centaines d’abeilles partout. De plus, tout le monde est allergique au pollen, ce qui donne lieu à un magnifique concert d’éternuements.

Pour terminer, le proverbe du jour nous vient de Murai-sensei : "Au Japon, il n’y a aucune plante qui ne puisse fournir une belle teinture." Vous rappelez-vous Murai-sensei, la professeur de teinture traditionelle à l’indigo ? Hier, nous avons préparé une teinture à base de feuilles de mandarinier, et bien que tout ne ce soit pas passé comme prévu, j’ai pu obtenir une très printanière nuance de jaune tendre pour mon écharpe.

P1100307

Je dois préciser que depuis que Megumi m’a amenée pour la première fois à son cours de teinture (aizome), Murai-sensei me laisse participer quasi-gratuitement, tout en fournissant tout le matériel, le tissus, le copieux déjeuner et le gouter ! A la fin du cours, son époux qui est également peintre, est venu me remercier de l’avoir aidé à nommer une de ses oeuvre en français. Une famille d’artistes !

St Valentin #2 et alertes sismiques

La semaine dernière, le résultat de mes 4 mois de boulot à été présenté aux grands manitous de l’entreprise… Quatre fois dans la semaine. Autant dire que c’était une semaine plutôt chargée ! Enfin ça a fini par se calmer, je peux donc vous donner un autre point de vue sur la St Valentin : le point de vue de ceux qui payent, et ce n’est pas toujours qui l’on croit !

1. Les filles
Bon, là rien de nouveau : les filles payent les chocolats. Puisqu’elles reçoivent des bonbons 1 mois après, je pensais qu’il s’agissait d’un échange de bons procédés. Mais apparemment, passé les premières années où c’est rigolo, certaines finissent par trouver ça… chiant. Extrait d’une conversation.

Elle – Ah bon, tu as acheté des chocolats le 14 Février ? Tu es bien courageuse !
Moi – Ben, on m’a dit que c’était obligatoire… Une tradition, toussa toussa… Quoi, toi tu n’as rien acheté ?
E – Oh bah tu sais, cette histoire de chocolats, c’est plus chiant qu’autre chose hein… En plus ça coûte les yeux de la tête. Et puis les gens ragotent, "unetelle a offert ceci à untel, mais cela à un-autre-tel, patati patata"… Alors cette année, toutes les femmes de mon entreprise ont décidé d’un commun accord de ne pas fêter la St Valentin.
M – C’est pas très rigolo.
E – Mais c’est bien plus pratique, et puis c’est une vraie économie dans mon budget.
M – Alors tu n’auras rien pour le White day ?
E – Oh moi, tu sais, les bonbons…
M – A vrai dire je n’aime pas non plus les bonbons. Il n’y a pas moyen de recevoir des chocolats à la place ?
E – Ha ha, pas que je sache. Mais ce serait une bonne idée d’échanger la St Valentin et le White day ! Je serais bien contente de recevoir plutôt des chocolats, c’est bien meilleur ! Et puis je suis certaine que les garçons seraient tout aussi ravis d’avoir des bonbons…

2.Les entreprises
Dans ma recherche désespérée de conseils avant le jour fatidique, je me suis tournée vers un ami employé dans une autre boîte, pour lui demander s’il y avait des règles comme "ne pas offrir de chocolats aux gens mariés" ou "offrir plus de chocolats aux gens haut placés". Voici sa réponse :

J’aurais bien du mal à te conseiller. Tout dépend de la tradition d’entreprise… Par exemple, chez nous, la St Valentin est tout simplement interdite au bureau. Avant c’était autorisé, mais comme c’est une grosse entreprise avec des bureaux dans tout le pays, chaque employée se retrouvait à devoir envoyer des boîtes de chocolats à tout un tas de gens à des centaines de kilomètres, avec les frais d’envoi que ça implique. Finalement elles ont commencé à faire passer ça en note de frais, parce qu’il s’agissait plus d’une coûteuse obligation professionnelle que d’un choix personnel…
Quand ça s’est mis à peser vraiment lourd sur le budget général, les décisionnaires ont choisi de faire interdire la St Valentin en entreprise.

En même temps si une grosse entreprise ne peut pas assumer le coût d’une St Valentin, je vois mal comment une employée pourrait se le permettre !

Pour finir, puisque c’est d’actualité, je voudrais parler d’un truc très intéressant qui existe dans mon labo : l’alarme à tremblements de terre.
Pour l’instant, il n’existe aucun moyen sûr de prévoir où et quand frappera un tremblement de terre. Pourtant, le Japon possède un système d’alarmes très efficace, directement relié aux grosses entreprises / hôpitaux / applications pour smartphone, qui se déclenche plusieurs secondes avant les "gros" tremblements de terre. C’est peu, mais largement suffisant pour couper le gaz, descendre d’un escabeau ou s’eloigner du balcon.
Le principe de ce système d’alarme, c’est que l’électricité et le wi-fi vont beaucoup plus vite que les ondes sismiques. Aussitôt qu’une "grosse" secousse est détectée au large des côtes, les signaux sont transmis partout à la vitesse de l’éclair (littéralement), et donnent aux trains le temps de s’immobiliser, aux chirurgiens le temps de poser leur scalpel, etc.
Et dans mon entreprise ? Ben comme la plupart des gens à l’abri dans leur bâtiment antisismique, on s’en fiche royalement. Aux rythme où se déclenchent les secousses, même les plus paranos doivent finir par être blasés… D’autant que dehors il fait froid, et que je suis bien contente d’être assise au chaud sur ma chaise qui tremblotte plutôt que de geler dans le parc – le risque de se fouler une cheville en évacuant m’a l’air bien plus élevé que le risque que mon PC me tombe sur le petit orteil.

Publié dans Wako. Tags: , . 3 Commentaires »

St Valentin

Pour tout ceux qui ne seraient pas suffisamment au courant, cette semaine c’était la St Valentin. Non, célibataires ! Ne fuyez pas cet article, car au Japon, la St Valentin concerne tout le monde, y compris les gens qui ne sont pas en couple…

La St Valentin japonaise ne ressemble à la St Valentin française que très loin. Il y a exactement 3 points communs : le nom, le matraquage publicitaire et la date… Pour le reste, voyez par vous même :
le 14 Février, c’est le jour où les filles offrent des chocolats aux garçons. Au départ, il s’agissait de déclarer sa flamme en offrant des chocolats fait maison au garçon en question ; s’il acceptait les chocolats, en retour, un mois plus tard (pour le "white day"), il devait à son tour offrir un cadeau à sa dulcinée (un gâteau, une sucrerie, voire un bijou). Et puis je ne sais trop quand, je ne sais trop comment, sont apparus les giri-choco : les chocolats "obligatoires". Ce sont les chocolats qu’une fille offre à un ami sans arrière pensée amoureuse. Parce que bon, il faut offrir des chocolats à quelqu’un le jour de la St Valentin, mais si t’es célibataire ça craint ! Plus maintenant, grâce aux giri-choco : le matin toutes les filles ont des boîtes de chocolat à la main, le soir tous les garçons ont des chocolats sous le bras et tout le monde est content.

Par extension, si un garçon ne reçoit aucun chocolat à la St Valentin, même pas de chocolats obligatoires, c’est vraiment la honte… Finalement les giri-choco se sont étendus à à peu près tout le monde : les collègues masculins, et puis tant qu’on y est, aussi les amies et les bonnes copines. Le paradis pour les chocolatiers, puisque si chaque femme doit offrir 10 boîtes de chocolats, ça devient tout de suite plus dur de les fabriquer à la maison…

Conclusion : j’ai moi aussi appris, une semaine avant la date fatidique, que je devrais offrir des chocolats à mes collègues et à mon patron. Déjà que c’est plutôt embarassant de devoir passer dans chaque bureau et offrir des chocolats à chacun quand pour toi, cadeau de St Valentin = déclaration d’amour, comme si ça ne suffisait pas, il y aussi la possibilité de faire un faux pas… et voir ses chocolats refusés par l’être non-aimé ! Extrait d’une conversation au déjeuner :

Moi – Euh, alors je dois acheter des chocolats à tout le monde ?
Collègue n°1 – Oui, mais pas n’importe quels chocolats.
Collègue n°2 – Pourquoi pas des chocolats aux amandes ?
n°1 – QUOI ?! Nan mais ça va pas, pas des chocolats aux amandes !
Moi – Ah… Et pourquoi donc ?
n°1 – Mais enfin, des chocolats aux amandes quoi !!!
n°2 – Si tu lui offres ça, il ne t’offrira qu’une brioche à la viande pour le White Day… Ha ha !
Moi – Sans rire, tu refuserais des chocolats parce qu’ils sont aux amandes ?
n°3 – Il ne faut pas offrir de chocolats aux amandes. Ca veut dire "on est juste amis", mais c’est surtout un peu cheap…
Moi – Quoi, les amandes ont un sens spécial ???
n°2 – Achète des chocolats aux noix de macadamia….
n°3 – Moi j’aime bien les noix de macadamia.
n°1 – Non, surtout pas. Pourquoi pas des tablettes de chocolat tant qu’on y est ?! Tu est censée acheter des chocolats luxueux, pas des machins aux amandes… Des chocolats chers quoi !

Ben moi ça m’est arrivé de recevoir une tablette de bon chocolat pour mon anniversaire, et j’étais bien contente figurez-vous. Mais bon, déjà que j’allais devoir me taper la honte en trimballant mes chocolats à travers tout le labo, j’allais pas en plus prendre le risque de voir mes giri-choco refusés pour ma toute première St Valentin japonaise… Déjà que j’étais à peu près sûre que j’allais commettre une impolitesse quelconque ("Aaargh ! Pas du chocolat blanc, c’est pour les collecteurs d’impôts !" "Tu dois tendre ton cadeau uniquement avec la main droite, et faire deux génuflexions !" Ou toute autre règle obscure) Après une semaine d’arrachage de cheveux, j’ai fini par me rabattre sur des chocolats normaux, à 5 ou 6€ le paquet, sauf pour monsieur "je veux du luxe", qui a eu droit à une boîte à 10€ (faut pas non plus exagérer, c’est eux les riches et moi l’étudiante fauchée !).

Résultat : j’étais tellement mal à l’aise que j’ai fait tomber la boîte de mon premier collègue en voulant la lui donner.

valentineRage

Mon patron était en déplacement, tout comme un autre de mes collègues. Finalement, ma seule satisfation fut ceci :

happy-epic-win

Mr Luxe était tellement super ravi, qu’il a affiché le plus grand sourire que j’aie jamais vu, un sourire d’une oreille à l’autre, du matin jusqu’au soir. Non sans m’avoir dit : "Tu sais normalement, on n’offre qu’une boîte pour tout le labo… pas une boîte entière par personne." Puis il a entrepris de faire subtilement remarquer à tout le monde qu’il avait reçu des chocolats. Et ben j’espère au moins qu’il m’offrira une boîte de Rolex le 14 Mars, pour le White Day !

Lomography

Aujourd’hui, un post qui n’a que peu de choses à voir avec le japon, mais un peu quand même !

A Noël dernier, j’ai décidé de m’acheter une caméra argentique à manivelle (ouais, ça me prend comme ça). On trouve sur le net un très bon stock de vieilles caméras de ce type à des prix très avantageux… moins de 10€ pour certaines. Malheureusement, elles prennent presque toutes un film spécial qui coûte les yeux de la tête. (Ou alors il faut redécouper ce bon vieux 35mm pour appareil photo à la bonne taille, ce qui nécessite une chambre noire).

Au moment où j’allais abandonner tout espoir, je suis tombée sur  ce site (en), qui vend entre autres merveilles faussement vintage, une caméra à manivelle fonctionnant  avec du 35mm, c’est à dire un film qu’on peut encore trouver en magasin à des prix raisonnables.  La caméra elle même n’est pas donnée (80€), et en plus il faut payer le développement et la numérisation éventuelle du film, ce qui au final fait cher les 30s de vidéo…  C’est donc une caméra à réserver pour quand on a une très bonne idée de très courte vidéo. Et puis il faut aimer les vieux films où les gens ont l’air de marcher en accéléré dans un monde flou, parce que c’est exactement le même rendu.

Pour mon premier test, je suis allée m’asseoir devant la petite gare près de chez moi et j’ai filmé les passants, ce est qui exactement le contraire d’une bonne idée de vidéo, mais qui fut un test très productif pour comprendre les qualités et les défauts de l’engin. Etrangement, le plus difficile a été de trouver un magasin qui numériserait ma pellicule, et malheureusement la numérisation fut de fort mauvaise qualité : les poussières et les moutons sur l’image, ca ne vient pas du négatif mais bien du numériseur qui a apparemment oublié de nettoyer son appareil.

Voici donc ma première vidéo, pleine de rebondissements et de suspense (en fait non) :

(une version un peu moins pixellisée ici  )

Publié dans Wako. Tags: , . 3 Commentaires »

Snooooow

Salut les gens !

Aujourd’hui, pour la première fois d’un hiver pluvieux, il a enfin neigé !

13-01-14_001

En conséquence de quoi, nous avons séché les cours – je veux dire, nous avons reçu une demi-journée de congé, car vers midi  l’administration est venue nous recommander de rentrer chez nous tant qu’il y avait encore des transports publics. Bien sûr, je n’habite qu’à 3mn à pieds, mais ça n’a rien a voir !

snow1

* Première neige à Wako : comment je pensais que ça serait

** comment ça s’est vraiment passé : "Rentrez chez vous les gars !" "Neeeeeeeeeige !!!"

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.