French food: Dame Tartine

Today’s shocking news: there is no Wikipedia page for the French song “Dame Tartine”!

Dame Tartine is a kid’s song, very famous in French folklore, and probably quite old too (apparently around the 19th century). I couldn’t even find an history of it!

I was initially looking for statistics about the contents of the song, so I made mine and I’ll share them in this post. You may wonder why so much fuss for a little song, but Dame Tartine is not any little song! It is a song entirely about food and sweets. You can find an English version here.

Here is a small excerpt:

[Lady Slice-of-Bread] married Mister Ring-cookie
His hair was beautiful cottage cheese,
His hat was a flat French cake,
His suit was made of canapés:
Pants of nougat,
Vest of chocolate,
Stockings of caramel
And shoes of honey.

Their daughter, the beautiful Charlotte
Had a nose of marzipan,
Very beautiful teeth of compote,
Ears of crackers,
I see her garnish
Her leisure dress
With a roll
Of apricot paste.

You bet it’s popular with children! Although some of the dishes named in Dame Tartine are so old that they have virtually disappeared from French kitchens.

So here are some numbers about Dame Tartine (Lady Tartine/ Lady Slice-of-Bread) :

36 different foods, drinks or dishes are cited in the song; they rhyme two by two but none is cited twice. That is 42 out of 240 words, 17.5% of the total length of the song!

Among these, 26 are sweets, 7 are savory dishes, and 3 are neutral (Tartine, Butter and Cottage Cheese) . About half are still very common in French homes. Some have completely disappeared.

4 main characters have food-related names: Lady Tartine, Sir Gimblette (almond flavored cake / ring-cookie), their daughter Charlotte (big cake made from fruit custard in a biscuit crust), her husband Prince Lemonade. The 5th one is the bad witch Carabosse (not food!).

Only 2 fruits are cited (dried grapes/raisins, and apricots), versus 4 vegetables: potatoes, capers, pickles and onion. All the vegetables appear only in the description of the Frightful Guard of the mighty Prince Lemonade… Booh, frightful vegetables!

There is only so much one can say about a kiddies song, but tomorrow if I have time I might add pictures of the food appearing in Dame Tartine. And don’t forget, as pleads the song in its last sentence:

Give at leisure,
Give, good parents,
Sugar to the children!

Divers

Je n’ai pas d’inspiration pour le titre de ce post, mais ca va parler de multicopters, de nourriture et de boissons !

Commençons par un update sur mon article sur les quadrocopters: après des recherches que j’imagine intensives, mon agent (OK: mon père…) a trouvé trace sur le net du fameux papier. Ce qui m’a rappelé que Honda mettait ses articles en accès libre sur son site web. Voilà donc où vous pouvez trouver mon papier: http://honda-ri.jp/publications/ , “Recently published papers”, mois de Mars, le seul lien en anglais qui porte mon nom.  Ou ici, cliquez sur le bouton “pdf”. Autant que je vous prévienne: si vous comprenez rien c’est pas grave, mon superviseur non plus. Non seulement le papier est mal écrit (je sais pas pourquoi mais apparemment je suis la seule à être nulle à ce point en écriture de papiers…), mais en plus à cause de ça si vous êtes pas spécialiste en “Multicopter localization using sound landmarks” vous allez avoir du mal. (sachant que vu que c’est mon papier, c’est moi l’unique spécialiste mondial…)

Bref, passons aux choses sérieuses ! En dépit des occasionnelles déconvenues, je continue à me précipiter sur les boissons bizarres qui apparaissent au détour d’une bouteille de thé glacé. Aujourd’hui en rayon nous avons le jus de tomate pétillant au gingembre:

Tomash tomato soda

… Qui en dépit de tout bon sens, s’est révélé être vraiment délicieux. Rafraichissant, un peu salé, un peu sucré, un peu piquant… Malheureusement peu de gens ont du être du même avis que moi, car il a disparu des magasins en tout juste 2 semaines. RIP Tomash T_T

Je vous présente également cette incongruité:

White cola

Le white cola de noel (ouais ça date), au gout de bonbon Coca Cola fondu (vous savez ceux en forme de bouteille). Super sucré et super artificiel comme goût, autant un bonbon ça va, mais alors 250ml c’est vraiment trop. Il m’a servi à déboucher l’évier du labo. Vous auriez du voir comment c’était tout propre après…

Pour finir cet onglet boissons, mon compagnon des soirs de fête:

Japanese Cider

Et ouais, du cidre japonais ma bonne dame, fait avec des vraies pommes et tout ! L’une des rares boissons que j’aie pu acheter au japon dont la liste des ingrédients tient en une seule ligne. 3% d’alcool, je suis nulle en vins mais j’aime bien ce cidre, il est doux et pas excessivement pétillant (pas comme certains où tu te retrouves avec que de la mousse dans la bouche).

Et maintenant passons à la nourriture, en commençant par le “oden” organisé par mon labo il y a quelques mois:

self-made oden

Le oden c’est un peu difficile à décrire. En gros il y a toutes sortes de petites “éponges” à base de pâte de poisson, avec des différences de consistance, de fabrication et d’ingrédients, qu’on plonge dans un bain aromatique avec quelques légumes. C’est un croisement entre une soupe et une pochette surprise, et en fait c’est vachement bon. On en vend aussi dans les magasins, et je n’ai mangé quasiment que ça pendant une semaine après en avoir découvert l’existence.

Continuons avec un truc bizarre dont j’ai oublié le nom:

Un-yukimi daifuku

La consistance du coeur blanc était la même que celle d’un marshmallow fondu, le tout enrobé de nutella basse qualité, avec un extérieur en mochi (pâte de riz). C’était un peu ecoeurant, honnêtement ca vaut pas un yukimi daifuku (je sais pas si j’ai déjà parlé de ce délicieux dessert ? une glace enrobée d’une couche de mochi glacé et saupoudré de sucre glace… Mmmm !)

Pour finir, un teaser que si j’ai le temps j’enverrai un article à Eat’n Waf, parce qu’il le vaut bien:

Napolitan Pasta flavoured ice cream... WTF  Garigari-kun?!?

Napolitan Pasta flavoured ice cream… WTF Garigari-kun?!?

 

Oui, c’est bien une glace.

Panneaux #9

C’est moi où on est déjà au milieu du mois de Janvier ?! Hey, Bonne Année 2014 chers lecteurs !

Et quoi de mieux pour commencer l’année que des nouilles japonaises ? Normalement on mange des soba, mais les parisiens ont la chance d’avoir une “Ramen Week” la semaine prochaine alors si vous en avez l’occasion, ne boudez pas les ramen !

Quant à moi en cette année nouvelle, j’ai l’honneur de vous proposer quelques panneaux (ça faisait longtemps !).

Notre premier panneau ne devrait pas trop vous étonner, maintenant que vous avez une petite idée de l’endroit où je vis:

BewareBear

Attention, sortie d’ours

Un peu comme les “Attention, sortie de camions”, mais avec des ours. Cette photo a été prise sur un pont au dessus d’un gouffre réputé comme étant un “suicide spot”, c’est à dire un endroit, euh… populaire… pour se suicider. D’où les barrières géantes pour empêcher les gens de grimper par dessus. N’allez pas vous imaginer des hordes de suicidaires enragés et la rivière en dessous jonchée de cadavres (dévorés par les ours ?), mais une campagne d’affichage “recherche personne disparue” a été lancée dans le coin il y a quelques mois… Donc bon, ce n’est pas un endroit extrêmement joyeux, c’est un signe discret du côté un peu sombre du Japon, sur la route de bus à mi chemin entre un parc d’attraction et mon campus.

 

Un panneau qui n’a strictement rien à voir:

StaticElectricityRemover

Et ben en voilà un truc pratique ! Finis les doigts qui crépitent.

 

Le dernier panneau n’est pas vraiment un panneau, mais une chose dont vous avez peut-être déjà entendu parler:

SpecialVendingMachine

Vous saviez peut-être déjà que le Japon possède des distributeurs partout, de tout et n’importe quoi (cravates, sous-vêtements, glaces, tickets pour un bol de ramen…). Mais saviez-vous qu’il y avait aussi des distributeurs avec un thème plus vague, comme ici, “produits de la ferme” ? J’en avais entendu parler, mais je n’en avais jamais vu… C’est chose faite: voilà un distributeur sous forme de petits casiers, où pour moins d’un euro vous pouvez repartir avec un chou, des oignons, des radis, des patates, des pommes, des jus ou des canettes de soupe au maïs.  J’étais déjà passée devant ce distributeur en bus, et je l’avais confondu avec un placard à chaussures… Cette fois je suis descendue juste pour jeter un oeil (et j’ai fait les 2km restant jusqu’au labo à pieds. Dans le froid. Je vous ai dit qu’il neigeait 2 fois par semaine depuis Décembre? L’huile d’olive dans ma cuisine a gelé. PLAIGNEZ MOI.)

Dans un tout autre registre, j’ai envoyé mon premier article scientifique à la “76e Convention Nationale de la Société Japonaise de Traitement de l’Information”. Ca sonne pompeux mais il n’y a pas de selection à l’entrée, du coup aucune chance que mon article soit rejeté. Pas comme mon essai malchanceux l’an dernier à la convention internationale de robotique… A laquelle je retente ma chance dans un mois. Bref, ca parle de robot-hélicopters et c’est pas bien passionnant, mais il faut bien commencer quelque part !

Hisashiburi – Panneaux #6

Aujourd’hui, apprenons un nouveau mot : le mot pour dire que ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vu, par exemple quand quelqu’un qui postait chaque semaine disparaît subitement pendant trois semaines…

Rassurez vous, j’ai vu des trucs, mangé des machins, bu des choses et me suis fait payer des repas par mes amis comme d’habitude… Avec juste des horaires de boulot impossibles. Je profite d’une pause dans mon boulot acharné (pause due à un mauvais rhume… honte sur moi, je reviens poster pour des raisons grippales) pour essayer de reprendre la main. Ouais, comme avec Julien Lepers. Voici donc une série de panneaux (un panneau géant, mais plusieurs photos) que j’ai trouvée bien chouette !

classique…

déjà moins courant !

Alors, de quoi s’agit-il ? Je vous le donne en mille :

“Tokyo Metro équipe ses quais de barrières de sécurité et portes automatiques depuis l’année Heisei 25, avec les premiers travaux sur la ligne Yurakucho “

Vous pouvez désormais faire des mouvements L’Oréal avec votre banane de rocker, transporter votre peluche géante, gifler votre moité ou casser vos talons sur les quais en toute sécurité !

Kakkoii corner #2

Il ne s’est rien passé cette semaine, à part que deux nids de guêpes sont apparus sous nos fenêtres et que tous les gens que je croise habituellement ont soudain gagné un bronzage homard-like.
Voici donc un Kakkoii corner dédié aux services publics japonais.

La poste japonaise

Pour avoir suffisamment souffert du service postal français, je peux apprécier comme il se doit le service de livraison japonais.
Le fait que la concurrence soit ouverte sur le marché postal n’y est certainement pas pour rien, mais avec la poste japonaise vous pouvez faire des trucs extraordinaires, comme envoyer du poisson d’un bout du pays et qu’il arrive frais au destinataire à l’autre bout. Ca vaut aussi pour les gâteaux à la crème, mais la pub parlait de poisson et mes colocs reçoivent vraiment du poisson par la poste.

Mais le mieux,  pour les gens comme moi qui n’envoient pas de poisson cru (ou cuit d’ailleurs) par la poste, c’est la livraison. Si par hasard vous n’êtes pas chez vous pour recevoir votre colis / lettre recommandée, le facteur vous laisse une carte. Dessus c’est marqué “Nous repasserons aujourd’hui à telle heure”, et si ça ne vous convient pas, il y a également un encart où vous choisissez la date et l’heure qui vous arrangent le mieux, à partir de “demain” jusqu’à “dans 15 jours”. Après il suffit de remettre la carte dans les boîtes aux lettres de la poste (il y en a vraiment partout).
Bien entendu, vous pouvez aussi aller sur le site de la poste et renseigner directement la date et l’heure qui vous plaisent.
Là où ça devient vraiment japonais, c’est que les fenêtres horaires proposées sont d’une durée de 2h, par exemple “demain entre 12h et 14h”, et vont jusqu’à 22h… Et le livreur arrive à l’heure. Oui, vous avez bien lu : là où la poste française vous donne une date approximative (avec un retard quasi obligatoire d’un ou deux jours, sauf si vous payez des options hors de prix), la poste japonaise se débrouille pour livrer TOUS les clients d’une ville de 35 millions d’habitants avec une marge d’erreur de 2 heures, jusqu’en en fin de soirée… Par défaut. C’est à dire sans rien demander de spécial, sans options, gratuitement. Et ça c’est si tu as été absent les deux premières fois où le facteur est passé… Moi je dis chapeau.

La carte Suica

En entrant dans n’importe quel Konbini (convenience store, épicerie ouverte 7/24) Tokyoïte, en passant à la caisse, vous pourrez voir un boiter vert étiqueté “Suica”. En prenant le taxi, en prenant le bus, dans les galeries marchandes des gares, dans les trains, les monorails, dans le métro : partout des bornes “Suica”.

dernièrement je ne peux plus faire de rotations sur mes photos

Suika signifie “pastèque” en japonais, et le logo “suica” représente en effet une pastèque, mais les pastèques n’ont rien à voir la dedans.
La carte Suica est une carte de paiement sans contact, c’est à dire qu’il suffit de l’approcher d’une borne pour qu’elle fonctionne. Accessoirement, c’est aussi la carte la plus pratique (et la moins sécurisée, ce qui fait partie de sa coolitude) que vous pouvez posséder à Tokyo, car comme cité plus haut, vous pouvez l’utiliser dans un nombre impressionnant d’endroits : magasins, transports en communs, transports pas communs, distributeurs de boissons : un “bip” et c’est réglé.
Mais quel genre de formalités compliquées faut-il effectuer pour obtenir sa Carte Pastèque, sachant qu’un abonnement aux Transports en Communs Lyonnais vous coûtera entre 10 et 15kg de paperasse et votre généalogie sur les 6 derniers siècles ?
Voici la marche à suivre : aller devant un distributeur de Suica, choisir “Nouvelle Suica”, introduire 20€ (5€ de caution, 15€ de charge), serrer sa Suica toute neuve contre son coeur. 5 secondes chrono, 0€ de frais, 0 paperasse et le pouvoir est entre vos mains.
Bien entendu, niveau sécurité c’est zéro pointé, mais il faut savoir que cette carte n’était pas vraiment destinée à devenir une carte de paiement universelle.

Au départ, la Suica est une simple carte de train, qui n’offre aucune réduction de tarifs mais un gain de temps considérable (on parle quand même des transports d’une mégalopole géante) : au lieu de chercher le tarif en machine, d’acheter le ticket qui va bien, de le composter au portillon d’entrée, de le composter en portillon de sortie, on charge sa carte une fois de temps en temps, on effleure la borne dans la foulée et c’est parti. Et comme c’était vraiment très très pratique, ça s’est étendu partout.

Bien entendu si tu perds ta carte, tu perds aussi irrémédiablement tes sous et n’importe qui peut les utiliser, mais c’est aussi le cas si tu perds un billet de 20€… De plus, il existe aussi des versions de la Suica avec le nom du propriétaire dessus (sachant qu’au Japon les gens vont vraiment te la rendre). Et c’est vraiment cool de passer ta carte sur la borne au Kombini plutôt que de chercher 17,51€ en pièces de 10cts. Et ai-je précisé que la Suica peut être virtuellement incluse dans ton portable, c’est à dire que tu payes ton café en agitant ton téléphone devant le distributeur ? C’est-y pas 21e siècle ?
Bref, la Suica c’est un Monéo sans contact qui a réussi, et pour moi elle mérite vraiment son nom de Super Urban Intelligent Card.

Je ne sais pas ce que le pingouin vient faire dans cette histoire, mais voici un daruma – pingouin Suica que j’ai rencontré à Gunma :

à gauche, un daruma – à droite, un pingouin daruma